02/08/2010

Cette semaine, c'est la semaine mondiale de l'allaitement maternel.

 

Ou plutôt de l’allaitement au sein, j’ai toujours trouvé le terme “allaitement maternel” un peu injuste envers celles qui donnent le biberon. Parce que l’allaitement maternel, c’est donner du lait à son bébé quel qu’il soit.

Dès que j’ai su que j’étais enceinte de mon premier enfant, l’allaitement au sein s’est imposé à moi, et ce pendant au moins six mois, neuf mois grand maximum.


Je ne connaissais rien d’autre que ce que m’avait appris ma formation d’infirmière pédiatrique et le travail en unité de néonatologie.
Donc, au-delà de 6-9 mois, c’était la durée “réglementaire” de la durée de l’allaitement au sein. Après, on commence la diversification, et puis voilà!


Tout ça se passait il y a 10 ans, et, malgré la détermination parfois farouche de mes collègues à enclencher l’allaitement au sein chez leurs petits patients (détermination que je suivais), tout ça me laissait perplexe, cet épanouissement des collègues qui allaitaient au sein. Et de ces mères qui galopaient dans les couloirs de la maternité à 3h du matin en se tenant le ventre césarisé à deux mains pour venir donner le sein à leur bébé un étage plus haut.


Et puis, j’ai été enceinte à mon tour, j’ai accouché, et dès son arrivée, quand mon nouveau-né tout frais s’est approché en rampant de mon sein, j’ai compris...


Non, ce n’est pas du tout ça...



C’est vrai que j’ai été époustouflée que cette petite chose à peine adaptée à la vie aérienne se mette sur les coudes et les genoux et commence à s’agiter furieusement vers ma poitrine, mais comme l’allaitement au sein était une évidence, chanceuse sans le savoir, je m’extasiais plutôt sur le merveilleux paquet  d’instincts qu’était mon fils.

Puis, les semaines ont passé, accompagnées des petites difficultés de la vie alimentaire quotidienne avec un bébé: crevasses, coliques, RGO*. Tout ça sans remettre en question mon allaitement, parce que logique pour moi!


Un seul évènement a perturbé ce train train, qui a correspondu avec le début de le remise en question de mon univers de maman.


A l’aube de ses 9 mois, nous nous sommes rendu compte Denis et moi, que Josh, après quelques petites tentatives, refusait fermement la diversification. En parallèle, j’ai observé qu’une différence se creusait entre lui et les enfants de son âge : l’absence de la cellulite du vieux bébé, témoignant de sa bonne santé.

Josh était fin et musclé, pas un gramme de graisse, ce qui était beau, mais tellement angoissant pour nous, jeunes parents! A côté de ça, il était en parfaite santé, très ‘moteur’ (il a marché à 11 mois), et se développait bien.

Alors quoi?

Je me suis penchée sur l’avis de la pédiatre, puis ai vite cessé de la voir parce que, même si elle était de très bon avis en général, elle ne correspondait plus à notre façon de voir les choses.

Les forums internet, et celui-ci en particulier, ont littéralement sauvé la vie de mon fils.
Là, j’ai rencontré des mères sûres d’elles car fortes de leur expérience en allaitement au sein. Et, peu à peu, j’ai lâché prise (qui n’était pas forte au départ, d’accord).


Josh ne s’est vraiment diversifié qu’au moment où il est rentré à l’école à 3 ans. Avant, je l’ai allaité à la demande, seul ou en tandem avec sa soeur. Je ne me suis plus jamais posé  la question de lui imposer ou pas autre chose que le sein. La seule limite était celle de notre bien-être.

Notre fils  a été sevré le jour de ses quatre ans, au terme de belles années où on a tous les trois (avec le papa) appris progressivement les bienfaits de l'allaitement au sein, à tous les niveaux .
Un an et demi  après, il m’en parle encore avec gourmandise et une pointe de regret en regardant sa soeur de deux ans et demi têter.


Merci Josh de nous avoir appris et de continuer à nous apprendre à faire confiance aux instincts de l’être humain.

*Relflux Gastro Oesophagien du dans notre cas à une intolérance aux protéines de lait de vache.


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18:51 Écrit par Anko dans Maternage | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : allaitement |  Facebook |

06/04/2008

Shhhh....

Mon petit ange dort...

Ca change, chez nous, un enfant qui accepte de dormir dans son lit...et même de préférer la tranquilité de son lit à l'écharpe!

 

yitdice

13:12 Écrit par Anko dans Maternage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/03/2008

Portage

dessin2

18:22 Écrit par Anko dans Maternage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2007

La punition, pas une solution

Ceci est un texte publié sur la liste Parents Conscients.

Je l'ai publié sur 2 forums avec l'accord de son auteure, quitte à susciter des polémiques.

Mais n'est-ce pas grace à la polémique qu'on avance?

Il me tient très à coeur et j'aimerais vous le faire partager.


Citation:
"Il y a quelqu'un qui demandait une définition de la punition. Comme je vois
son retour en force, j'ai envie d'ouvrir un fil sur ce thème.
Pour moi la punition consiste à priver l'enfant de quelque chose qu'il aime,
ou qu'il attend et espère avec impatience parce qu'il n'a pas fait ce que
nous souhaitions qu'il fasse, ou parce qu'il a commis des erreurs, ainsi
nous espérons le conduire à l'obéissance c'est à dire à la soumission.
Tout ce que nous infligeons à l'enfant dans le but de lui faire comprendre
quelque chose le blesse et c'est par conséquent une punition.
La réparation qui est acceptable quand elle est librement consentie, et
qu'elle correspond au stade de développement de l'enfant, peut rapidement devenir sanction lorsque l'enfant y est contraint sans ménagement, ou qu'on lui impose une tâche démesurée par rapport à ce qu'il peut faire.
La punition fonctionne très bien avec la récompense, c'est son alliée. Ces
deux-là sont parfaites pour conduire l'enfant là où nous souhaitons qu'il
aille tant que nous serons là, il agira pour éviter la punition et obtenir
la récompense.
C'est un système qui n'apprend rien à l'enfant, qui insulte son intelligence
et sa sensibilité, c'est un mode de fonctionnement qui ne permettra pas le
développement de l'attention à l'autre, quand on a mal on est centré sur
soi, on essaie juste d'acquérir rapidement un moyen pour que cela ne
recommence pas.
Idem pour la récompense, ce que l'on a fait de satisfaisant n'est pas
ressenti en terme de plaisir de donner, mais d'excitation à l'idée de
recevoir, d'ailleurs quand on est récompensé c'est cela seulement qui motive nos actes, alors que le fait d'aider et de soutenir quelqu'un est très
nourrissant pour un individu, en récompensant on court circuite le ressenti
de ce plaisir, et évidemment une fois la récompense disparue on n'est plus
motivé pour contribuer au bien être de l'autre.
Outre le fait que ce jeu manipulateur est totalement inefficace pour ce qui
est de l'enfant, de sa compréhension de ce qui l'entoure et du pourquoi
certaines actions sont à éviter ou au contraire utiles à la communauté, il
nous poursuit et conditionne nos comportements d'adultes sous différentes
formes. Nous recherchons malheureusement très souvent l'approbation des autres autour de nous, c'est une récompense, nous n'osons pas affirmer nos choix par crainte d'être punit par le jugement de nos pairs. C'est très difficile de se débarrasser de ces attentes, nous sommes évalués en permanence, nous ne "pouvons" pas être vraiment nous mêmes, ou contraire en rebellion en quasi permanence nous ne pouvons plus nous connecter aux autres avec confiance et sécurité, la constestation est devenue notre centre, nous ne pouvons pas être simplement nous mêmes, détendus, capables d'accepter la différence et de manifester la notre.
Je vois partout les effets d'une éducation basée sur cette injonction :"je
t'aimerais si tu fais ce que je veux", on continue à croire qu'on sera aimé
si on se soumet à l'autre, on l'aimera s'il nous "obéit", bien sûr ça prend
des formes plus subtiles, quelque part subsiste le danger d'être vraiment
soi même.

Si je l'ai écrit c'est que je vois partout resurgir la punition, sanction,
ou tout autre chantage comme des alternatives acceptables à la fessée, mais ce n'est pas mieux loin de là !
Malheureusement la punition en tant que système éducatif a encore de beaux jours devant elle.
Je l'ai même vu dans un livre que je croyais très axé sur le parentage de
proximité, "the science of parenting" certains connaissent peut-être ici.
J'en ai été très déçue.
Vraiment je pense qu'on peut cesser de croire qu'en faisant mal à un enfant (psychologiquement ou physiquement) il va faire ce que nous voulons, s'il le fait c'est qu'il a peur, si nous le manipulons il deviendra manipulateur, il saura très bien sur quelle ficelle tirer pour être récompensé, et ce qu'il doit éviter de faire en présence de ses parents pour ne pas être puni.
J'insiste beaucoup mais c'est très important de voir l'éducation ou
l'accompagnement de nos enfants à long terme, ce qui nous facilite la vie
aujourd'hui, pourrait bien construire le cauchemar de demain..."

Catherine Dumonteil Kremer
cdumonteilkremer.com un blog dédié au soutien des parents
lamaisondelenfant.org
parents_conscients@yahoogroupes.fr

 


 

20:06 Écrit par Anko dans Maternage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/04/2007

Fière, si fière!

Je sais, je ne devrais pas. Fidèle à beaucoup de croyances qui interdisent aux parents de louer leur progéniture sous peine de s'attirer la foudre des Dieux, je dois me contenter de hocher la tete et d'afficher un sourire suffisant.

Et pourtant, intérieurement je bouillonne de joie en voyant tous les jours mon g00 s'épanouir libre et heureux.

Non, je n'ai jamais donné de fessée, ni humilié mon fils de quelque manière que ce soit en prétendant l'éduquer.

Non, je n'ai jamais projeté sur lui mes reves ratés.

Non, je n'ai pas l'once d'un remord de ne pas l'inscrire à l'école.

Non, je ne l'ai jamais puni.

Oui, je le porte dès qu'il a besoin d'etre caliné.

Oui, je l'allaite encore à la demande.

Oui, je le laisse bouger et s'exprimer sans contraintes autres que celles qu'il se fixe lui-meme.

Et j'en passe, et je poursuis tandis que les yeux de mon audience s'écarquillent d'effroi.

Je vois les résultats tous les jours, avec ou sans compliments, avec ou sans mauvais conseils on avance.

Ils verront.

00:45 Écrit par Anko dans Maternage | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/03/2007

La mise en garderie et ses conséquenc...

La mise en garderie et ses conséquences pour l'enfant --par Kevin Freking--



WASHINGTON -- Un vocabulaire beaucoup plus riche, mais un comportement qui
laisserait à désirer: selon une étude américaine, un enfant mis en garderie
avant son entrée en collectivité n'en tire pas que des bénéfices, notamment
lors de l'entrée au collège.



Les enfants gardés dans de bonnes conditions avant leur entrée en
maternelle ont plus de vocabulaire que ceux gardés dans des conditions
moins favorables. Par ailleurs, plus les enfants passent de temps en
garderies collectives avant la maternelle, plus ils souffrent de troubles
du comportement par la suite: bagarres dans la cour, désobéissance et
insolence.



Toutefois, ces facteurs seraient secondaires dans le développement de
l'enfant par rapport au facteur de prédiction que représente la qualité de
l'éducation parentale.



Ces résultats, publiés lundi, sont le fruit de la plus vaste étude menée
aux Etats-Unis sur la question de la garderie d'enfants et sur celle de
leur développement.



Au total, ce sont 1.364 enfants qui ont été suivis depuis leur naissance,
dans le cadre d'une étude menée par les Instituts nationaux de santé. Les
experts ont cherché à savoir si les caractéristiques observées entre la
maternelle et l'âge de huit ans étaient toujours présentes à 10 ans et à 11
ans. Selon leurs résultats, le vocabulaire et les modes de comportement de
ces enfants restaient stables, alors que bien d'autres signes disparaissaient.



Le phénomène de garde étudié concerne toute autre personne que la mère,
lorsque la prise en charge a été d'au moins 10 heures par semaine, y
compris le père, les grands-parents et n'importe quel proche.



Le lien entre bon niveau de garde et bon vocabulaire se retrouve à l'âge de
11 ans quel que soit le temps passé en garderie et le type de garde
observée. Par ailleurs, les enfants en contact plus tôt avec le langage
adulte présentaient un vocabulaire plus riche. Mais les bonnes conditions
de garde n'étaient pas associés à un meilleur apprentissage de la lecture.



Selon les chercheurs, le manque de formation des adultes responsables
pourrait expliquer en partie les problèmes de comportement observés chez
les enfants, tout comme le manque de temps à consacrer à ce genre de problèmes.



L'étude est publiée dans le numéro actuel de la revue «Child Development».
Selon les auteurs, ces différences de comportement nécessitent des études
plus approfondies, notamment dans les classes et sur les aires de jeu.



http://www.nichd.nih.gov

20:53 Écrit par Anko dans Maternage | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/03/2007

Le stress du moment...

On travaille depuis début janvier au BB2 project.

Evidemment, je suis à nouveau pleine de doutes, évidemment concernant Josh, évidemment concernant l'allaitement.

 

D'abord, je me demande si le fait que Josh tète encore très souvent n'influence pas ma fertilité (à mon avis non, mais c'est pas mon truc de me dire "mais nan!" et de passer à autre chose.

 

Ensuite, comment vais-je gérer les tètées de nuits une fois enceinte? Je me rappelle les difficultés à trouver une bonne position pour dormir dès les premiers mois. Et j'ai déjà ce problème sans être enceinte!

 

Faites des enfants qu'ils disent pffff!

 

Je pose des questions tous azimuts, épluche et réépluche le site de LLL, mais il faudra que je sois le nez dans mon caca pour évaluer la chose, je pense

Mais comment elles font, les mères qui co-allaitent des années??

20:58 Écrit par Anko dans Maternage | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : allaitement |  Facebook |