16/02/2010

"Clifford D. Simak "Time is the Simplest Thing", 1961

Histoire

Sans mettre le pied dans un vaisseau spatial pour atteindre les Galaxies lointaines, quelques individus "doués" s'y propulsent par télépathie. Ils explorent des univers lointains, et parfois reviennent habités. Mais parfois, des accidents arrivent, et l'un d'eux ramène un extra-terrestre très ancien, venant d'une Galaxie lointaine.

Dès lors, non seulement on s'aperçoit qu'un parasite peut  confèrer d'étranges pouvoirs, mais on  prend conscience de l'importance pour l'Humanité de partager les étoiles.

Mon ptit résumé et mon avis

L'histoire s'ouvre dans un futur assez lointain sur la Terre. Tellement distant que le voyage dans l'espace par l'intermédiaire de vaisseaux est un lointain souvenir. Après d'innombrables essais, l'Homme s'est rendu à l'évidence: voyager dans des Galaxies lointaines est impossible. Parallèlement, les scientifiques ont développé une zone du cerveau oubliée depuis longtemps: la zone du déplacement de l'esprit hors du corps, une forme de télépathie développée par certains individus. Grâce à ce don, ils peuvent voyager dans l'Espace  et découvrir ainsi ce que les autres civilisations ont à offrir.

Fishhook, une corporation dont le but est de profiter de la valeur marchande de ces télépathes, ayant succombé sous le poids de la crise économique terrienne, les conservateurs en ont profité pour fustiger les voyageurs, allant jusqu'à prétendre qu'ils représentent une ségrégation de monstres, d'individus contre-nature qu'il faut anihiler.

Durant une exploration de routine, un des explorateurs se retrouve mèlé à une intelligence extra-terrestre, un Vulcain très âgé. Quand il se rend compte de la quantité de connaissance à laquelle il a accès, en même temps de la découverte de ses nouvelles abilités, de déplacement spatio-temporel notamment, Blaine se rend compte qu'il n'est plus vraiment humain. Il tente de se réfugier dans la corporation et se heurte aux anti-voyageurs, aux chasseurs de sorcières du Midwest des USA.


Dans ce livre de Simak, la différence n'est pas visible, n'importe quel américain blanc peut un jour se transformer en paria, juste parce qu'il a un mécanisme de pensée différent. 

Cette nouvelle a été écrite dans les années '60, temps où le puritanisme post-guerre américain est confronté à la croissance économique du pays, vecteur de nouvelles expériences excitantes et donc effrayantes de toutes sortes. 

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17:31 Écrit par Anko dans Lectures, écoutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : science-fiction |  Facebook |

11/02/2010

Buchi Emecheta "Citoyen de seconde zone"

"« J'ai réfléchi », dit Adah tout à coup. « Autrefois je rêvais d'aller au Royaume-Uni. Nous pouvons emmener les enfants avec nous. Tout le monde va au Royaume-Uni maintenant. Je serai heureuse de pouvoir y aller aussi. »
Francis la laissa finir avant de lancer :
« Mon père n'est pas partisan que les femmes aillent au Royaume-Uni. Mais, tu comprends, tu paieras pour moi et tu t'occuperas de toi, et d'ici trois ans, je serai de retour. Mon père dit qu'ici tu gagnes plus que la plupart des gens qui ont été en Angleterre. Pourquoi perdre une bonne place juste pour aller à Londres ? On dit que ça ressemble tout à fait à Lagos. »
Francis était un Africain jusqu'à la moelle des os."


Histoire:

Ayant épousé Francis, Adah décide de rejoindre son mari lorsque celui-ci vient en Angleterre afin d’y poursuivre ses études. Mais le “pays rêvé” n’est pas à la dimension de ses espoirs et, très vite, les désillusions, tant sur le plan de sa vie familiale que dans sa vie sociale, prendront le pas sur ses attentes. Buchi Emecheta met ainsi à nu les difficultés de vie quotidienne des émigrés africains et les multiples exclusions dont ils sont victimes, mais sa critique ne s’arrête pas à cet aspect, car la romancière se montre plus dure encore dans sa dénonciation du comportement de ses compatriotes, et tout particulièrement de celui des hommes. Le mari d’Adah est présenté comme un être, paresseux, violent, égoïste et lâche qui exploite et tyrannise volontiers sa femme qu’il considère comme “un bien meuble”. En effet, Adah, outre son rôle de mère, doit également, grâce à son emploi de bibliothécaire, subvenir aux besoins de la famille, assurer le quotidien et subir les outrances et les outrages de son mari. De guerre lasse, Adah choisira de vivre seule et hormis quelques élans de solidarité et d’amitié, ne semble devoir trouver de réel réconfort que dans l’écriture.



Ce  roman se veut exemplaire par son double engagement, féministe et africain  . Un roman qui a été publié, sous le même titre, en 1974 en langue anglaise et qui s’inscrit dans la lignée des romans militants de cette époque qui tiennent tout à la fois de l’œuvre littéraire mais aussi du témoignage (en partie) autobiographique et de la thérapie personnelle. Simultanément à la parution de ce roman, et avec le même traducteur, Maurice Pagnoux, un second roman de Buchi Emecheta," Les enfants sont une bénédiction", a été publié en français en 1994. Depuis Buchi Emecheta a poursuivi, dans ses autres livres le récit de la vie de son héroïne et construit une oeuvre dominée par de douloureuses figures de femmes. Ainsi "La Dot" raconte les mésaventures d’une jeune fille contrainte d’abandonner ses études, de rejoindre le village et d’affronter les pesanteurs de la tradition. 

 

Inscrits dans une démarche explicitement militante, les romans de Buchi Emecheta posent un regard féminin sur l’émigration africaine (nigériane en particulier-) en Angleterre. Quelque trente après la parution du premier d’entre eux, ils ont acquis une dimension historique intéressante, même s’ils demeurent, pour l’essentiel, d’une immédiate actualité.

 

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21:48 Écrit par Anko dans Lectures, écoutes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/01/2010

Clifford D. Simak "City"

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Et oui, pour le moment je suis plus à la lecture qu'aux recettes, ce qui ne veut pas dire que je ne cuisine pas!=p

J'ai un peu dévié de ma lecture du moment parce que le film Avatar m'a rappelé une de mes nouvelles préférées. Le "City" de Simak m'a profondément marquée au moment où je l'ai lu.

Avec les avancées robotiques fulgurantes, les Terriens (Américains?) se sont vite familiarisés avec leurs nouveaux domestiques de métal et de câbles. Pour eux, comme pour ceux de l'Univers d'Asimov, les robots sont de plus en plus considérés par certainc comme des membres de leur famille.
Parallèlement, les chiens ont aussi connu un bon dans leur évolution. Leur place est passée de companion fidèle à ami sincère, presque égal à leur maître.
Et naturellement, chiens et robots construisent une relation basée sur le respect mutuel, excluant parfois l'Homme de leurs sages conversations.

Le livre évolue en nouvelles, qui constituent l'histoire de l'évolution de chaque race. Les Robots remplaçant les chiens, lesquels remplaceront l'Homme sur Terre. Et , bien plus tard, les chiens aimeront se rappeler de vieilles légendes d'une des dernières familles à quitter la Terre, les Webster et de leur fidèle serviteur, Jenkins.
Et que devient l'humanité? Elle fuit vers une autre Planète, elle a trouvé une planète où vivre, la Terre étant trop pleine de résidus chimiques, trop vieille, trop peuplée. Et surtout, l'Humain est las de son ancien foyer. La dernière partie raconte la fuite des êtres humains vers Jupiter, terre promise où, gratuitement, on peut se faire transférer dans le corps massif et éternel d'un Jovien, l'atmosphère de gaz acides et de tempêtes ammoniaquées étant toxiques pour le faible organisme humain.

Avant que le dernier Webster (=humain chez les chiens) ne parte, il charge les chiens et les robots de continuer à entretenir l'histoire-légende des Humains, surtout pour ne pas que les désastres engendrés par leur bêtise ne se reproduise.

Ce livre est fascinant pour quelqu'un comme moi à une époque, et comme Simak qui, en 1944  est le témoin plus qu'impliqué des errances et de la dévastation que l'Humanité peut entraîner.
Une nouvelle qui se veut une fuite dans un monde idéal, laissant derrière soi l'intolérance et la violence.

J'ai récemment illustré le Jovien tel que je l'imagine, bien que Simak ne donne qu'une vague idée de son aspect

16:50 Écrit par Anko dans Lectures, écoutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : science-fiction |  Facebook |

24/01/2010

John Irving "A Widow for one Year"

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Ruth Cole, l'héroïne de ce livre est une petite fille dans la première partie, en 1958.
Son père est enseignant en littérature et auteur de livres pour enfants assez connu, malgré le fait qu'il préfère de loin le dessin.
Et il aime particulièrement croquer (dans tous les sens sens du terme) les jeunes mères et épouses désabusées de ses collègues. Sa femme, Marion, la mère de Ruth est au courant de ses aventures et, si ça la préoccupe, son esprit est entièrement envahi par la mort tragique de ses 2 fils adolescents dans un accident de voiture.
A l'été 1958, Ted Cole engage Eddie, un garçon de 16 ans pour être son assistant. En vérité, Eddie découvre qu'il est là pour satisfaire Marion.
Cette aventure aura d'autres effets de ceux escomptés par Ted, Marion finissant par les quitter tous les 3 à la fin de l'été, les marquant jusqu'à la fin de leur vie.

La 2eme partie du livre se passe en 1990.
Marion n'a plus donné de nouvelles depuis plus de 30 ans. Ruth est devenue une auteure célèbre à son tour.
Par hasard, elle rencontre Eddie, qui quant à lui n'a jamais sû faire une croix sur son histoire avec Marion.
Ruth est sur le point de se marier avec son éditeur, mais elle est témoin d'un crime lors d'une session de signature de son dernier livre à Amsterdam.

La 3eme partie du livre a lieu en 95, et rassemble les pions d'une façon tordue typiquement John Irvingeste.

Mon avis:
Irving écrit et réfléchit de manière tout à fait contemporaine, sa narration est sautillante, avec de nombreux rebondissements, plutôt que linéairement ascendante.
Déjà dans ses premiers livres ("The World accoding to Gap"), il révèle ses personnages d'une manière tout à fait surprenante et nouvelle, les détaillant plutôt dans leur humanité que dans leur vie sociale. C'est comme ça qu'on apprend que Garp et sa mère sont en fait des auteurs connus, bien après qu'on les connaisse en profondeur (généralement, c'est l'inverse).

La communication entre les sexes et les relations idéalisées entre hommes et femmes, ainsi que leur manque de communication est une de bases de la narration d'Irving, qui traite de sujets tragiques (mort, suicide, maladie) d'une manière tout à fait innovante à son époque.

De plus, on découvre en apprenant à connaître les personnages, qu'Irving les aime et les respecte dans leur humanité, et justement au nom de cette humanité, nous lecteurs sommes prêts à tout leur pardonner. Cette nouvelle douce-amère sur fond de comique moderne et attendrissant en est la preuve.

 

Pour la review d'album que j'ai écouté et ré-écouté, c'est Auf Der Maur, il le fait mieux que moi

19:04 Écrit par Anko dans Lectures, écoutes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/03/2007

Mes magasines

J'ai recu mon numéro de "Grandir autrement", chouette!
C'est vrai, c'est bien de surfer sur les forums et les sites web, mais avoir dans ses mains du concret, c'est autre chose!
Aaah le plaisir du magasine qu'on tourne et retourne, dans lequel on farfouille, quel plaisir.
En plus, le dossier c'est sur les prémas, vais me régaler moua!
Enfin, si on me laisse la possibité de l'ouvrir....

Je pense également m'abonner au Bioinfo, vu la rareté de mon passage dans un quelquonque endroit suffisamment civilisé pour le distribuer...

 

 

19:07 Écrit par Anko dans Lectures, écoutes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |