24/01/2010

John Irving "A Widow for one Year"

john irving

Ruth Cole, l'héroïne de ce livre est une petite fille dans la première partie, en 1958.
Son père est enseignant en littérature et auteur de livres pour enfants assez connu, malgré le fait qu'il préfère de loin le dessin.
Et il aime particulièrement croquer (dans tous les sens sens du terme) les jeunes mères et épouses désabusées de ses collègues. Sa femme, Marion, la mère de Ruth est au courant de ses aventures et, si ça la préoccupe, son esprit est entièrement envahi par la mort tragique de ses 2 fils adolescents dans un accident de voiture.
A l'été 1958, Ted Cole engage Eddie, un garçon de 16 ans pour être son assistant. En vérité, Eddie découvre qu'il est là pour satisfaire Marion.
Cette aventure aura d'autres effets de ceux escomptés par Ted, Marion finissant par les quitter tous les 3 à la fin de l'été, les marquant jusqu'à la fin de leur vie.

La 2eme partie du livre se passe en 1990.
Marion n'a plus donné de nouvelles depuis plus de 30 ans. Ruth est devenue une auteure célèbre à son tour.
Par hasard, elle rencontre Eddie, qui quant à lui n'a jamais sû faire une croix sur son histoire avec Marion.
Ruth est sur le point de se marier avec son éditeur, mais elle est témoin d'un crime lors d'une session de signature de son dernier livre à Amsterdam.

La 3eme partie du livre a lieu en 95, et rassemble les pions d'une façon tordue typiquement John Irvingeste.

Mon avis:
Irving écrit et réfléchit de manière tout à fait contemporaine, sa narration est sautillante, avec de nombreux rebondissements, plutôt que linéairement ascendante.
Déjà dans ses premiers livres ("The World accoding to Gap"), il révèle ses personnages d'une manière tout à fait surprenante et nouvelle, les détaillant plutôt dans leur humanité que dans leur vie sociale. C'est comme ça qu'on apprend que Garp et sa mère sont en fait des auteurs connus, bien après qu'on les connaisse en profondeur (généralement, c'est l'inverse).

La communication entre les sexes et les relations idéalisées entre hommes et femmes, ainsi que leur manque de communication est une de bases de la narration d'Irving, qui traite de sujets tragiques (mort, suicide, maladie) d'une manière tout à fait innovante à son époque.

De plus, on découvre en apprenant à connaître les personnages, qu'Irving les aime et les respecte dans leur humanité, et justement au nom de cette humanité, nous lecteurs sommes prêts à tout leur pardonner. Cette nouvelle douce-amère sur fond de comique moderne et attendrissant en est la preuve.

 

Pour la review d'album que j'ai écouté et ré-écouté, c'est Auf Der Maur, il le fait mieux que moi

19:04 Écrit par Anko dans Lectures, écoutes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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